[Test] Koezaru wa Akai Hana : les fleurs de l’espoir sur PS Vita

Koezaru wa Akai Hana est à l’origine un otome game développé par le studio japonais Operetta Due sur PC en 2012. Réédité sur PSP en 2014 avec du contenu supplémentaire grâce à Dramatic Create, société spécialisée dans le portage de jeux érotiques sur console. Le jeu se dote également aujourd’hui d’une version PS Vita rajoutant au passage des trophées. Plongée dans un otome game qui allie maturité, romance et drame pour un résultat exceptionnel.

— Synopsis —

 

Dans une contrée lointaine une étrange maladie décime les femmes, conduisant les royaumes à faire des raids pour les capturer et ainsi assurer la pérennité de leur peuple. Naala est une jeune femme dont la mère fut enlevée quand elle n’était encore qu’une enfant. Alors qu’elle doit prochainement s’unir à son ami d’enfance, actuel roi de la province de Rusu, l’armée du royaume de Nasura pille la capitale et Naala se retrouve capturée avec ses deux amies d’enfance. Ne pouvant s’échapper au risque d’une mort certaine, elle doit accepter de choisir un homme avec qui se marier.

— Les personnages —

 

Naala : Héroïne de l’histoire, Naala est au début une jeune fille promise à un avenir comme future femme du leader de Ruse. Malheureusement, comme sa mère des années plus tôt, elle est enlevée avec plusieurs femmes du pays par les hommes de Nasura. Dotée d’un caractère fort, Naala ne se laisse pas faire et tente du mieux qu’elle peut de protéger ses concitoyennes.

 

 

 

 

           

Tooya : Actuel roi de Nasura, on pourrait croire qu’il est un tyran impitoyable mais il n’en est rien. Tooya, conscient que la maladie qui touche les femmes dans son pays ne peut se résoudre avec de multiples raids qui conduisent à la guerre, tente de trouver un remède afin que la paix soit de nouveau possible. Malheureusement, tout le monde ne l’entend pas de cette oreille… Sa route ouvre celle de Reiji.

 

 

 

 

 

Suren : Actuel commandant des armées, on ne peut pas dire que Suren brille par son entrée au début du jeu. En effet, il tente, de façon assez brutale, à asservir Naala, tout juste stoppé par Tooya. S’il veut de Naala comme épouse, il mettra du temps à évoluer. Suite à sa route, celle de Naran est débloquée.

 

 

 

 

 

           

Naran : Au service de Suren, Naran est un domestique proche de son maître qui prendra très vite Naala sous son aile. Tiraillé entre ses devoirs envers Suren (qu’il appelle Grand Frère) et ses sentiments naissants pour Naala, sa route est un déchirement qui l’amène à faire le choix d’aider les femmes de Ruse. Sa route se débloque après celle de Suren et se passe lorsque Naala prend ce dernier comme mari.

 

 

 

 

         

Nooru : Parlementaire au service de Tooya, Nooru lui voue sa confiance et son respect, ce qui le conduit à être particulièrement froid envers Naala, considérant qu’elle doit suivre les ordres du roi, peu importe ce qu’elle souhaite. Dans sa route, il ne se montre pas plus tendre envers notre héroïne et devient même carrément possessif dans une de ses fins. Sa route permet de débloquer celles de Sefu et Esta.

 

 

 

 

         

Ruji : Médecin, il aide Tooya dans sa recherche du remède contre la maladie qui touche les femmes. D’un naturel calme et bienveillant, on peut dire que sa route contraste énormément après celle de Nooru. La route de Ruji se débloque après celle de Tooya et en est la continuité : dans celle-ci, Naala est mariée au roi de Nasura mais tombe sous le charme de Ruji.

 

 

 

 

       

Esta : Subordonné de Nooru, Esta est le type qui suit scrupuleusement les ordres, au point de paraître encore plus froid que son maître ! Pourtant, c’est le personnage qui bénéficie du meilleur traitement de tout le jeu. Dans le jeu original, il bénéficiait de deux fins cachées (une bonne et une mauvaise). La version console lui donne en plus une vraie route où il peut enfin assumer ses sentiments envers Naala et se détacher de son maître.

 

 

 

 

           

Sefu : Alors que Naala est en mission pour Nooru, son mari, elle croise Sefu qui se présente comme le fils d’un des ministres de Nasura, Orte. Constatant les efforts de Naala afin de satisfaire la mission de son mari, Sefu décide de prendre soin d’elle. Sa route permet de dévoiler le système politique de Nasura.

 

 

 

 

 

           

Uru : Ce jeune garçon est un domestique au service du roi qui, durant la route de Tooya, s’occupe de Naala. Il l’aide à plusieurs reprises et possède, lui aussi, une fin dans le jeu. A savoir que dans la réédition de la version PC, le studio lui a offert une route entière, malheureusement absente de la version console.

 

 

 

 

 

           

Jigi : Il est le personnage bonus de la version console. Jigi est un des subordonnés d’Esta et Naala le rencontre durant la route du premier. Autant vous le dire d’entrée : Jigi n’est pas aussi sympathique qu’il en a l’air. N’hésitant pas, au début, à carrément insulter Naala, les deux vont se rapprocher car l’héroïne, malgré la confiance d’Esta, n’arrive pas à s’ouvrir complètement à lui.

 

 

 

 

        Koezaru wa Akaihana: Koi wa Tsuki ni Michibikareru - Test PS Vita

— Condition féminine et jeux de pouvoirs —

Koezaru wa Akai Hana aurait pu, sur bien des aspects, devenir un otome game vulgaire juste bon à balancer la misogynie habituelle. Le début du jeu n’est en effet pas tendre avec notre héroïne et les femmes en général. Capturée, Naala ne voit son salut que dans l’acceptation de prendre un époux. La règle instaurée à Nasura permet quand même aux femmes de choisir leur époux même si au fur et à mesure des routes on découvre que c’est beaucoup moins rose qu’il n’y paraît. La route de Suren nous propose d’ailleurs une amère découverte: dès que les femmes tombent enceintes, elle doivent se trouver un nouveau mari. En effet, l’objectif du royaume est d’assurer la prospérité malgré la maladie qui ronge les femmes…

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les personnages ne sont pas spécialement en accord avec la règle instituée et très vite un habile jeu de pouvoirs se met en place. En effet, le royaume de Ruse, dans les différentes routes, souhaite récupérer leurs femmes. Ce qui est bien entendu logique et on regrette que Olli, leader de cette nation passe dans le rôle d’antagoniste, notamment dans la route de Tooya. Au sein même du gouvernement de Nasura, Tooya est un roi aussi respecté que critiqué et plusieurs fins voient même des conflits éclater.

Évidemment, une partie de l’intrigue du jeu tient dans le fameux remède afin de guérir les femmes de Nasura. On comprend en effet assez vite que les raids orchestrés dans les contrées voisines se font par obligation, la population féminine étant de plus en plus réduite. Malgré cela, le jeu est beaucoup moins noir que le prologue et les femmes sont toutes plutôt bien  traitées par les hommes de Nasura. On évite donc le syndrome de Stockholm assez fréquent dans les otome games pour se concentrer sur l’évolution des sentiments.

— L’aparté érotique —

 

Koezaru wa Akai Hana est à l’origine un otome game interdit aux moins de 18 ans, et pour cause : c’est un jeu érotique. Bien évidemment, les versions PSP et PS Vita voient le contenu sexuel graphique écarté au profit de scènes supplémentaires non érotiques mais le jeu reste cependant déconseillé aux moins de 17 ans au Japon. Certaines scènes peuvent en effet heurter par leur violence, notamment certaines scènes de viols présentes dans les mauvaises fins. Même si le jeu ne montre rien, le contenu sexuel n’est pas pour autant totalement absent.

 

— Le système —

 

Koezaru wa Akai Hana est un visual novel classique. De nombreux choix vous sont proposés et une icône d’affection s’affiche quand vous sélectionnez un choix en particulier. En revanche, contrairement à un otome classique où vous auriez accès à l’intégralité des routes des personnages, Koezaru wa Akai Hana possède un ordre de routes. Au début du jeu vous n’aurez accès qu’aux routes de Tooya, Suren et Nooru qui permettront de débloquer de nouvelles routes.

Le jeu possède une option inédite : une horloge/alarme où les décors évoluent selon l’heure de la journée ainsi qu’un mini-jeu interactif où vous devez sélectionner les bonnes bulles à éclater.

La version console possède deux routes originales non présentes dans la version PC, ce qui porte à 8 le nombre total des routes du jeu.

Koezaru wa Akai Hana

 

— Les graphismes —

 

Datant de 2012, Koezaru wa Akai Hana est, on peut le dire, un titre plutôt soigné. La version PS Vita  possède un rendu très propre et malgré l’absence de lip-sync, les personnages possèdent des expressions variées. Même Naala, notre héroïne, possède une icône durant les dialogues où sa tenue et son visage changent au fur et à mesure du jeu. La grande force du jeu vient surtout de ses arrière-plans soignés qui, selon l’heure de la journée, vont évoluer autant au niveau des lumières que des angles de vision.

— Avis final —

 

Koezaru wa Akai Hana est un otome game auquel j’ai joué deux fois. Si en principe je ne refais pas mes jeux, j’étais assez intriguée par le portage « tous publics » de ce jeu. Certes, Koezaru wa Akai Hana n’était pas un bête jeu « de cul » à la base, mais en découvrant que le portage offrait à Esta une vraie route ainsi qu’un personnage supplémentaire je me suis dis : allons-y !

Force est de constater que le jeu continue de briller, malgré ses années, notamment  par sa qualité d’écriture. La maturité qui se dégage de l’œuvre fait réellement du bien. Les personnages ont en effet des personnalités plutôt travaillées et restent constants durant les différentes routes même si les mauvaises fins ne sont parfois pas toujours très sympathiques avec Naala… À l’exception d’une des fins qui met en avant une scène de viol explicite, ce portage gomme le reste des scènes problématiques, ce qui rend les personnages plus lisses et sympathiques.

Graphiquement, le jeu se défend aussi bien notamment les arrière-plans splendides et très diversifiés. Le seul bémol à ce tableau est la présence de personnages secondaires non doublés. C’était le cas dans la version PC originale mais je n’y avais pas accordé à l’époque beaucoup d’importance. Koezaru wa Akai Hana était le premier jeu d’Operetta Due, après tout. En revanche, alors que le studio a pris la peine de retravailler les routes et d’apporter une vraie route à Esta, ils n’ont pas jugé bon de doubler les personnages tertiaires… dommage.

Pour autant, il serait regrettable de passer à côté d’un titre aussi intéressant que mature et ceux qui ne supportent plus les adolescents têtes à claques, cet otome game est fait pour vous !

Koezaru wa Akai Hana

9.4

Gameplay

9.0/10

Graphismes

8.0/10

Son

10.0/10

Durée de vie

10.0/10

Histoire

10.0/10

Les plus

  • Une histoire mature qui allie drame et romance avec brio
  • Des personnages complexes loin des ados attardés habituels
  • Une superbe OST
  • Pas moins de 8 routes !

Les moins

  • Certains personnages secondaires non doublés

Enid

Joueuse d'otome games (mais pas que).

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