[Test] Odin Sphere Leifthrasir, l’ultime jeu Vanillaware sur PS Vita

Article mis à jour le 29 juin 2024.

Est-il utile de présenter le studio Vanillaware et l’éditeur Atlus ? Oui ? Vraiment ? Bon d’accord. Alors le premier est un petit studio japonais reconnu pour des œuvres telles que les Muramasa Rebirth, Dragon’s Crown et récemment 13 Sentinels : Aegis Rim. Le second quant à lui est un des plus gros studios de développement et d’édition de l’archipel nippon. L’association de ces deux entités nous amène au sujet du jour, Odin Sphere Leifthrasir.

Alors pourquoi Leifthrasir ? Parce qu’initialement, le soft sorti en 2008 sur notre continent et destiné à la PlayStation 2 s’appelait simplement Odin Sphere. Mais en 2016, tout ce petit monde a eu la bonne idée de nous pondre un remake appelé Leifthrasir sur les nouvelles machines de Sony dont la charmante PS Vita.

Test Odin Sphere PS Vita
Un sceptre de combat qu’on peut agrandir et abattre sur les ennemis !

Rendez-vous à la croisée de cinq destins

L’histoire qui débute semble de prime abord gentillette. Nous sommes en compagnie d’Alice, jeune demoiselle avide de lecture et de son chat. On s’installe dans un vieux fauteuil au grenier, le chat sur les genoux et un livre dans les bras. Et là, nous voici transporté dans un monde fantastique, mais ô combien dangereux, qui s’appelle Erion.

Mais arrivé là bas, point d’Alice. Vous allez ici vivre une lutte destructrice de plusieurs royaumes du point de vue de 5 protagonistes principaux. Gwendolyn, la fille Valkyrie du roi Odin, Cornelius le prince maudit changé en Pooka (genre de gros lapin humanoïde), Mercedes, jeune reine du royaume des fées, Oswald, chevalier des ténèbres et enfin Velvet princesse du royaume perdu de Valentine et fille illégitime de Odin.

Reprenez des forces entre chaque combat, avec de bons petits plats. 

À l’assaut du chaudron

Odin Sphere Leifthrasir se distingue de ses concurrents sur de nombreux points.

Tout d’abord sur l’histoire. Odin Sphere va voir s’entremêler le destin de plusieurs personnages. La terre d’Erion se trouve en proie à une grande guerre opposant Odin, roi démon de Ragnanival et Elfaria, reine du royaume des fées Ringford, afin d’obtenir le Chaudron, source de grande magie et donnant puissance infinie à son possesseur. Inspiré des légendes nordiques, cette guerre doit mener à l’Armageddon, après lequel les survivants dirigeront le nouveaux monde. Ne vous y trompez pas, malgré la beauté apparente du soft, l’histoire est sombre, triste et remplie d’émotions. 

La musique ensuite. Envoûtante dès l’introduction, cette dernière accompagne parfaitement chaque moment du jeu sans être lancinante. C’est pour moi un des meilleurs exemples de ce qu’il peut se faire en adaptation musicale dans un jeu vidéo. Nerveuse dans les moments de combats, elle sait se faire plus émouvante lors des moments de tristesse et de chagrin.

Chaque héros possède des pouvoirs et des capacités de combat différentes

Vient ensuite le level et le chara-design. Là aussi gros coup de cœur pour le rédacteur. Nous évoluons ici dans un jeu en side-scrolling en 2D tout ce qu’il y a de plus classique et pourtant les décors sont magnifiques. Les couleurs sont vives et les démarcations entre chaque zone ou chaque élément de décor sont parfaitement délimitées. Une impression d’évoluer dans un tableau peint avec application s’en dégage. Il en va de même pour les personnages. Dessinés dans un pur style japonais, on retrouve les habituelles armures imposantes, les jeunes filles courtement vêtues ainsi que tout un bestiaire élargi, allant de simples abeilles à d’imposants dragons.

Petit bémol à ce portrait pour le moins idyllique, la répétitivité. Comme je vous le disais, vous allez vivre la même histoire, 5 fois, pour 5 personnages. Soucis à l’horizon, vous allez souvent faire et refaire les mêmes niveaux, combattre les mêmes boss dans les mêmes tableaux. Seulement quelques morceaux de trame scénaristique vont changer. Au début, cela n’est guère gênant, mais arrivé à la cinquième fois, cela devient quelque peu lassant. Comptez quand même environ 30 heures pour parvenir à la fin de vos aventures, rajoutez-en un peu plus si vous souhaitez déverrouiller le trophée platine.

Vous l’aurez quand même compris, Odin Sphere Leifthrasir n’est pas un jeu ordinaire.
Prenant et beau, il est difficile de résister à son appel, une fois l’histoire commencée.

Un arbre de compétence vous permet de gagner en puissance

Tuez vos ennemis et faites pousser

Loin de copier ce qui se fait habituellement en matière de leveling (gagner des points d’expérience en tuant tout ce qui se présente), Odin Sphere Leifthrasir nous invite à plus de subtilité. Certes, occire vos ennemis sera un point non-négociable, mais cela ne sera qu’un élément de votre montée en puissance.

Faire passer de vie à trépas vos adversaires vous permettra d’absorber, grâce à votre arme, des phozons. Ces phozons, qui représentent l’énergie vitale de toute chose, serviront en deux circonstances. Augmenter les caractéristiques de vos attaques spéciales ou bien à faire pousser des plantes. Ces plantes, produiront des fruits, voire de la viande. Libre à vous de les manger directement afin de gagner santé et expérience.

Mais le plus utile résidera dans les recettes de cuisine à découvrir au sein des niveaux (souvent dans endroits secrets). Une fois les recettes connues, il ne vous restera plus qu’à sonner Moody, cuisinier de son état, que vous rencontrerez dans les zones de repos de chaque monde. Il vous préparera de bons petits plats augmentant drastiquement votre barre d’expérience.

En revanche si vous comptez atteindre les plus haut niveaux de vos personnages, attendez vous à des heures et des heures de farm. Très redondant mais non obligatoire si vous comptez jouer dans la difficulté la plus basse.

Déchainez vos pouvoirs contre les ennemis !

Du point de vue de l’armement, chaque personnage aura sa propre arme durant tout le jeu. Au revoir donc le changement de stuff au cours de vos parties. En revanche, un grand intérêt se trouve dans les potions. Diverses et variées, plus vous en assemblerez, plus elles gagneront en puissance et en efficacité. Mieux, assemblez-en des différentes afin de créer des effets inédits et dévastateurs.

Enfin, ici pas de martèlement de touches afin de sortir vos attaques spéciales. Une fois acquises, vous pourrez en associer jusqu’à 4 et les déclencher avec une touche directionnelle et la touche rond.

Conclusion

Pour ma part, je n’ai pas joué à la version originale du soft mais seulement à ce portage modifié. Quoiqu’il en soit, ce jeu possède une prise en main facile, une histoire dont il est difficile de se défaire et un level-design sublime. Odin Sphere Leifthrasir possède toutes les qualité d’un excellent A-RPG. Un must-have a posséder d’urgence si ce n’est pas encore fait, d’autant plus que le jeu est en français (uniquement sur la version européenne).

– Yohko_Kurama –

Odin Sphere Leifthrasir

8.6

Gameplay

8.0/10

Graphisme

9.0/10

Son

9.0/10

Durée de vie

8.0/10

Histoire / Univers

9.0/10

Les plus

  • Une musique envoûtante
  • Un superbe level design
  • Un système d’expérience original
  • Une histoire qui ne laisse pas indifférent
  • Textes en français (uniquement sur la version européenne)

Les moins

  • Des niveaux répétitifs
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