[Test] Ridge Racer : la course arcade ultime sur PS Vita ?

Si l’on excepte les motos et karts, rares sont les jeux de course pur et dur sur notre chère PlayStation Vita. C’est dans cette optique que j’ai décidé de me procurer Ridge Racer. Ma dernière rencontre avec la licence est un lointain souvenir de ma PS One, mais le nom restant connu, je me suis donc dit pourquoi pas.

Accompagnant la sortie de la dernière console portable de Sony, Ridge Racer a pointé le bout de son capot le 22 février 2012 chez nous en Europe. Pour ma part j’ai acquis le jeu à la fin de l’année 2020, vous comprendrez donc que j’aurais sûrement un regard un peu plus contemporain qu’un testeur de l’époque.

Pour la Horde !!!

Dès le démarrage du soft, on sent que le jeu est très axé sur la partie communautaire. On choisi une écurie parmi quatre disponibles, ça sera notre maison, on doit lui faire gagner des points et la maintenir en haut du classement. Chaque mode de jeu est pensé pour rapporter des points et bien sûr votre place au classement en course sera déterminante. Chaque jour, à chaque lancement de jeu, un point classement sera fait avec les écuries concurrentes ainsi que des objectifs à accomplir qui se résument souvent à « telle écurie est en compétition contre telle autre ».

Mais ce n’est pas déplaisant puisque cela donne un sentiment d’appartenance à un groupe, chose toujours quelque peu addictive dans n’importe quel jeu. Ces points auront également une autre importance puisque ils serviront aussi comme monnaie, afin bien sûr de débloquer des améliorations et in fine à gagner en vitesse.

Test Ridge Racer PS Vita
Des graphismes plutôt agréables encore aujourd’hui

J’imagine qu’au moment où le jeu est sorti, la guerre devait faire rage. Actuellement, c’est plutôt le calme plat en égard au peu d’utilisateurs encore présent. C’est d’ailleurs un peu ce qui pose problème pour celles et ceux qui souhaiteraient grimper au classement actuellement. Le jeu propose de gagner des points (monnaie) mais pas d’en perdre hormis en achetant des améliorations. Comprenez qu’une fois toutes les améliorations achetées, vous grimperez irrémédiablement au classement. Sauf que vous n’êtes pas le seul et environ 10 ans de joueurs ont fait la même chose que vous, il va donc falloir vous armer de patience. Et la patience dans ce jeu…

La Nature a horreur du vide, pas Bandai Namco.

Et oui la patience dans ce jeu, il va vous en falloir. Évidemment le soft ne révolutionne pas le genre arcade. Plusieurs modes vous sont proposés. Le contre la montre face à des chronos du monde entier, le mode fantôme face à vous même, un mode multijoueur ad-hoc jouable seul (?!), un multijoueur en ligne (vide, à moins de s’organiser avec un possesseur du jeu) et enfin un mode arcade jouable face à plusieurs CPU. Tout cela semble bien sympathique mais mis à part contre le CPU et en ligne, vous allez vous retrouver éternellement seul sur la piste.

Malgré donc ces possibilités qui semblent multiples il y a un gros « mais ». Le jeu de base ne propose que 3 circuits (6 si vous comptez les miroirs) et 5 véhicules, plus ou moins semblables. Sachant qu’on est sur de l’arcade au sens littéral du terme, quelque soit le véhicule choisi, les différences sur piste seront minimes.

On se retrouve donc à tourner en boucle sur les mêmes circuits au rythme d’une bande son assez restreinte. En effet, même en profitant d’un certain nombre de pistes à télécharger gratuitement sur le PlayStation Store, la playlist accompagnant vos courses ne sera pas très exhaustive, loin s’en faut. C’est un peu juste et cela devient quelque peu redondant.

Comme je le disais un poil plus haut, on est clairement sur de l’arcade pur. Entendez par là que votre véhicule quoi qu’il arrive restera vissé totalement à la route hormis sur de rares bosses qui vous feront décoller de plusieurs dizaines de mètres. A chaque choc avec un élément de décor, votre véhicule sera stoppé net et vous devrez simplement reprendre votre accélération. Exit donc les tonneaux et les sorties de piste. Vous avez un bord droit, un bord gauche et c’est tout.

Alors le jeu propose bien de débloquer deux véhicules (La Crinale et l’Archangel) par le truchement d’une rencontre en ligne avec un autre joueur puis un affrontement face à ces véhicules. Mais concrètement, bien que plus puissants, leur maniabilité laisse assez à désirer et la satisfaction n’est pas réellement au rendez-vous.

Mais tout n’est pas si noir. En effet, même si la personnalisation des véhicules reste limitée à un peu de peinture sur la carrosserie et les jantes afin de vous démarquer du lot, les améliorations moteurs s’avèrent bien plus intéressantes. En fonction de votre manière de gérer une course, vous aurez la possibilité d’ajouter jusqu’à 3 bonus à votre véhicule à votre convenance comme le départ canon et la nitro par exemple. D’ailleurs, le fait de pouvoir recharger sa Nitro en driftant s’avère redoutable et si vous maniez bien la paire nitro/drift, maintenir une vitesse très élevée s’avère un jeu d’enfant.

L'écran d'améliorations des véhicules
L’écran d’améliorations des véhicules

Ridge « Ikea » Racer

Alors on y vient. La solution reine des développeurs de jeu vidéo dont le contenu est famélique : les DLC. Vous avez par exemple la possibilité de lâcher 6,99 euros dans le Gold Pass sur le store pour obtenir 3 circuits supplémentaires (6 en comptant le mode miroir), 5 véhicules et deux pack de musiques. Mais ce n’est pas tout puisqu’un Silver Pass existe également, et propose lui aussi son lot d’ajouts en plus du Gold. Vous l’avez compris, dommage de ne pas avoir inclus directement tout ce contenu sur la cartouche.

Ridge Racer Ultimate Edition
Le jeu + le gold pass + le silver pass …

Le jeu en vaut-il la chandelle… ça se discute. Disons qu’au niveau des véhicules, cela a le mérite d’apporter un peu de variété même si comme dit précédemment, cela ne change pas fondamentalement les sensations de pilotage. Au niveau circuit, pour ma part, j’y suis allé par curiosité mais finalement je suis revenu au tout premier, le plus court afin de gagner du temps dans mon envie de grimper au classement. Il reste ensuite les musiques qui n’est qu’un plus. A vous de voir si dépenser quelques Euros en vaut la chandelle. Ce n’est pas un mal en soit, mais quand on voit le contenu du jeu, on se dit que ce DLC aurait dû être déjà intégré dès le départ. Flemme des développeurs ? Argent à gratter ? Je vous laisse juge.

Multijoueur en ligne
Une partie multijoueur en ligne avec une belle démonstration d’utilisation de drift maîtrisé à gauche.

Mais alors pourquoi acheter Ridge Racer ?

Grande question. Et bien parce qu’après ce portrait peu flatteur, le jeu reste sympathique et que trop peu de jeux de courses sont disponibles sur notre chère PlayStation Vita. Ridge Racer n’est pas moche, pour un jeu sorti en 2011, il est même plutôt agréable à l’œil. La prise en main est très facile et il vous faudra peu de temps pour dompter votre voiture.

De plus, pour avoir eu l’occasion de m’y essayer en multijoueur, c’est tout de suite beaucoup plus intéressant. L’effet de compétition est présent et on prend plaisir à se tirer la bourre avec les copains. Il faut seulement que ces derniers aient également mis la main au portefeuille, si vous voulez courir sur les circuits compris dans les DLC. De plus, pour les chasseurs de trophées, bien que longue est fastidieuse, la quête du trophée platine n’est pas bien difficile. Et puis enfin, à l’heure actuelle, il est trouvable pour environ 10 euros d’occasion en physique (oui il faut acheter en physique c’est mieux et toc). Une occasion pareille, faut pas rater ça…

 

– Yohko_Kurama –

Ridge Racer

6

Gameplay

6.0/10

Graphisme

7.5/10

Son

5.5/10

Durée de vie

6.0/10

Histoire / Univers

5.0/10

Les plus

  • Graphiquement agréable
  • Un mode multijoueur encore ouvert
  • Une prise en main facile et rapide
  • Un aspect communautaire
  • Arcade (pour ceux qui aiment)

Les moins

  • Trop peu de véhicules
  • Trop peu de circuits
  • Redondant à la longue
  • Manque d’objectif pour pousser les joueurs
  • Arcade (pour ceux qui n’aiment pas)

Vous aimeriez aussi

Un commentaire sur “[Test] Ridge Racer : la course arcade ultime sur PS Vita ?

Laisser un commentaire