[TEST] SEVERED

Quand Drake a proposé à l’équipe de Planète Vita de faire le test de SEVERED, je n’ai pas hésité une seule seconde, je me suis porté volontaire, très enjoué. Il me faut avouer que j’ai véritablement un faible pour les jeux de Drinkbox Studios.
J’ai vraiment beaucoup apprécié Tales from Space: Mutant Blobs Attack et adoré Guacamelee! J’ai passé quelques heures sur ces deux-là, d’ailleurs les platines sont presque bouclés, mais je n’ai jamais pris le temps de les terminer… ou alors je ne l’avais pas ? Oui, disons que cette excuse bidon est valable ! Mais j’ai une autre confidence à vous faire : en bon fan des jeux de DBS (ndlr: Drinkbox Studios), je n’ai appris l’existence du titre qu’il y a peu. En voilà une bonne chose pour rééquilibrer mon objectivité !
D’ailleurs et comme je ne vous cache rien (décidément…), lorsque je me suis renseigné sur ce titre de DBS, le soufflé est vite retombé. Comme un WTF? qui traversa mon esprit.

Alors finalement SEVERED sera-t-il à la hauteur de ses prédécesseurs, ou bien passera-t-il sur le billot ?

Donne moi ta main... Et prend la mienne ?
Donne moi ta main… Et prend la mienne ?

Une première impression qui tranche dans le vif

Effectivement, au premier lancement je m’interroge, dans quoi je m’engage là ?
Et les dix premières minutes ne sont pas des plus rassurantes, un deuxième WTF? se pose là, comme ça !

On me lâche dans le jeu sans crier gare… tant pis, je dois avancer. Vue à la première personne des plus simpliste, tout comme le déplacement du personnage que je contrôle, je dois me diriger de « pièce en pièce », chacune d’entres-elles pouvant être scrutée de manière circulaire, mais le déplacement restera segmenté tout au long du jeu, avant, arrière, gauche et droite. Je reconnais tout de même rapidement la « patte » Drinkbox, niveau couleur, chara et level-design en général.

Une photo de famille.
Une photo de famille.

Me voilà au milieu d’une maison dévastée. Je me regarde dans un miroir, je suis une jeune femme, mal en point. Horreur, une créature humanoïde apparaît derrière moi ! Peu rassurant, mais celle-ci paraît pacifique. Elle m’appelle Sasha et m’explique, tout en me confiant une épée très étrange, que je vais devoir partir à la recherche de ma famille disparue et chercher la vérité. J’ai perdu mon bras, je suis faible et ce qui semble être mon foyer est ravagé, mais pourtant, cela ne fait que commencer. Oui mais heu… je suis qui ? Pourquoi ? Comment ?! En voilà, une entrée en matière… Peu importe, maintenant je me dois d’avancer, je veux en savoir plus !

Ne te retournes surtout pas petite...
Ne te retournes surtout pas petite…

Une épée pour les gouverner tous !

L’ambiance est anxiogène, mais le level-design contre-balance tout de même cette atmosphère glauque. C’est bien évidemment volontaire, maîtrisé et efficace. Je progresse. Puis vient déjà le temps des em… des ennuis. Voilà une petite flamme au loin qui marque le début d’un combat. Un premier aspect important du jeu, et j’expliquerai pourquoi plus tard. Le principe sera bien évidemment de sortir vainqueur du combat grâce à votre épée. Pour cela, il vous faudra utiliser l’écran tactile de la console pour trancher des monstres difformes. Régulièrement, au terme d’un compte à rebours, un monstre vous attaquera et il vous sera possible de parer ses attaques. Facile, non ? Et bien pas tant que ça. Car si un ou deux adversaires à la fois ne vous poserons aucun problème, qu’en est-il lorsqu’ils vous encerclent à cinq ou six en même temps ? C’est là que le jeu jouera avec vos nerfs, car vous ne pourrez gérer qu’un seul ennemi à la fois, il sera donc nécessaire de pivoter vers la gauche ou vers la droite, ou de verrouiller l’ennemi pour pouvoir se focaliser dessus et lui porter un coup ou parer. Pas si simple quand un ennemi arrive au terme de son cooldown d’attaque derrière vous alors que vous en frappez un autre, ou deux, ou trois ! Vous voyez ou je veux en venir ? Et ça ira de mal en pis, je peux vous l’assurer. Un système de combat simple, mais redoutable, attention les doigts !

T'es laid toi!
T’es laid toi!

Cachez ce moignon que je ne saurais voir.

Outre le fait de partir à la recherche de sa famille disparue, Sasha se lance dans le même temps à la poursuite d’un bras animé par un pouvoir mystique, il lévite et semble vouloir nous mener tout droit vers les réponses à nos questions. De là à imaginer que ce bras est celui manquant de notre héroïne, il n’y a qu’un doigt pas…

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Nous voilà donc cavalant dans de longs couloirs sombres et humides, remplis de pièges et de monstres, mais aussi de mécanismes et d’énigmes. Certains passages sont plus difficiles que d’autres, mais rien d’insurmontable, SEVERED n’a pas été pensé pour s’arracher les cheveux. Dans l’esprit, il me rappelle deux très bons titres en vue 2D que j’avais adoré, notamment Thomas Was Alone et Knytt Underground. Un aspect à la fois apaisant et mélancolique, voire perturbant, pour le titre de DBS. La bande son vient là aussi parfaitement renforcer ces sensations. L’exploration est le second aspect important du jeu. Au fur et à mesure de votre progression, vous ressentirez sans doute le besoin d’acquérir toujours plus et c’est votre puissance qui rythme votre allure. Heureusement, à de rares moments, pour briser la solitude et vous sortir de l’embarras, certaines créatures vous viendront en aide.

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Copain ? Copine ?

RPG mutilé.

Je vous le disais plus plus haut, les combats sont très importants et votre puissance rythme votre progression. Durant chaque combat votre concentration progresse à mesure que vous infligez des combos à vos adversaires. Une fois qu’elle est à son maximum et avant qu’un ennemi ne tombe, un court laps de temps vous est offert pour lui trancher les membres. Croyez-moi c’est très court! (Je vous vois venir…) Et vous allez me demander à quoi ça sert ? Bah à prendre moins de place dans le coffre de la bagnole !

Pas de bras toussa...
Pas de bras toussa…

Non sérieusement, il vous sera indispensable de collecter un maximum de membres de monstres, pour la simple et bonne raison que ce sont eux qui vous fourniront les ressources nécessaires pour augmenter vos pouvoirs, mais je n’en dirais pas plus à ce sujet ! Tous les membres sont inventoriés, à vous de les utiliser dans les compétences qui vous paraîtront les plus profitables que d’autres, par exemple pour réduire ou augmenter vos dégâts, améliorer vos chances de coups critiques, modifier les temps de charge des attaques ennemies, améliorer votre recharge de mana, oups j’en ai trop dit. Sachez enfin que les combats se feront de plus en plus difficiles et que d’autres variantes seront de la partie, grâce aux améliorations, mais tout en restant assez simples et quelque peu monotones.

Un classique: l'arbre de compétences.
Un classique: l’arbre de compétences.

Attention, sans parler d’une véritable notion de RPG, ces améliorations restent elles aussi très accessibles, mais nécessaires. Pas de comparaison de stats pendant des heures, il faut juste trancher et améliorer, facile!

En bref

À la fois un peu trop propre sur lui et assez dérangeant, comme le beauf que personne ne veut, SEVERED ne révolutionne pas le jeu d’aventure ni le RPG, mais il n’en reste pas moins un titre auquel plus d’un joueur pourrait s’attacher. Les gars de Drinkbox savent parfaitement ce qu’ils font, tant au niveau du visuel que de l’auditif : en collaboration avec YAMANTAKA//SONIC TITAN et le collectif Pantayo, l’OST est terrible et contribue grandement aux sensations que le jeu veut nous transmettre. Néanmoins, après deux jeux plus qu’excellents, on pouvait légitimement s’attendre à quelque chose de plus ambitieux de la part du studio, aussi avec ce troisième jeu, nous restons un peu sur notre faim. Cependant, au-delà de mes considérations purement subjectives et influencées par les comparaisons, j’ai vraiment apprécié SEVERED, une petite aventure sympathique qui mérite que l’on s’y attarde. A tel point qu’il a maintenant l’insigne honneur de faire partie de mes trophées platines, pour une durée de jeu de 8h45. Honorable pour un « petit jeu » à 14,99€, ne l’oublions pas (13,49€ pour les abonnés PS+).
Les préliminaires de Guacamelee 2 vous dites ?

On aime:

  • Le savoir faire de Drinkbox (visuel, audio, etc).
  • Le système de combat simple, mais efficace.
  • La notion d’exploration et ses mécanismes…

On aime pas:

  • …mais pas suffisamment ambitieux.
  • Un aspect RPG trop peu développé également.
  • Un poil court tout de même.

Voilà les amis vous savez tout ! À vous de jouer ! Enjoy !

Jahku.

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5 commentaires sur “[TEST] SEVERED

  1. Merci pour le test ! J’adore l’univers fou-fou que propose Drinkbox sur chacun de ses jeux et celui-ci ne déroge pas à la règle. Il sera mien dans peu de temps. D’ailleurs je le verrai bien sortir en Limited Run …

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