[Test] NG, horreur et effroi sur PS Vita

Test réalisé à partir d’une version japonaise, sur une partie complétée de 20 heures de jeu.

NG (No Good) test & avis PS Vita

Maintenant exporté en occident, Death Mark est un succès certain pour Experience. Empêtré dans le développement interminable de Yomi o Saku Hana pour XboxOne, le modeste développeur a trouvé dans le survival-horror une source de revenus régulière. Death Mark ayant fait, et de loin, ses meilleures ventes sur PS Vita, c’est de nouveau sur la portable de Sony que Experience nous invite à l’effroi.

Le début de NG est un peu laborieux comparé à Death Mark. Le titre prend pas mal de temps pour installer ses personnages avant de rentrer dans le vif du sujet. Toujours est-il qu’un soir, le personnage principal assiste à lla disparition mystérieuse de sa petite soeur, avant de rencontrer Kaguya, un esprit malicieux qui apparaît sous la forme d’une jeune fille en kimono traditionnel. Celle-ci impose alors un certain nombre de défis aux héros, qui seront autant de chapitres dans l’histoire de NG.

Le scénario de ce nouveau visual novel n’a pas la complexité ou l’attrait de celui de Death Mark, mais n’en reste pas moins un fil rouge cohérent et assez bien rythmé, dans lequel on voit les pièces du puzzle s’assembler petit à petit. On sera néanmoins tenu en haleine par le fameux NG, concept mystérieux qui maintiendra un certain suspense durant une bonne partie de l’aventure. Et contrairement au titre officiel du jeu, ce n’est pas No Good…

Sans gâcher le plaisir de jeu, NG garde quelques problèmes d’écriture à commencer par ses personnages : le protagoniste que vous incarnez, par exemple, est un loubard sans peur et sans reproche. Sans peur, une qualité un peu bête à donner à un personnage de survival-horror… Plus généralement, les réactions des divers intervants véhiculent moins bien l’angoisse que dans le précédent titre. Rose ou Kaoru se montrent à de multiples reprises intéressées, voire amusées, par des visions d’horreur qui feraient s’évanouir n’importe quel être humain !

La fin semble également assez précipitée, avec des chapitres quatre et cinq assez brefs comparé à d’habitude. NG avait été retardé d’un mois, d’où l’idée que tout n’a pas pu être fait comme prévu.

NG (No Good) test & avis PS Vita

Qu’à cela ne tienne, le joueur lui, va sérieusement flipper tout au long de chapitres aussi noirs et sordides que dans Death Mark. Le thème de NG est l’opposition entre le quotidien et le surnaturel : la plupart des lieux dans lesquels vous évoluez sont aussi banals et familiers qu’un parc, des bureaux ou l’appartement très standard du héros.

Tous ces endroits donnent un faux sentiment de sécurité qui amplifie la pression au cours des enquêtes. Experience y fera encore une fois régner l’irrationnel, le titre étant bourré d’éléments graphiques, sonores et scénaristiques qui défient l’imagination, à commencer par les formes hideuses des boss. D’innombrables petits détails inquiétants ré-alimentent la terreur sans arrêt : un mannequin apparaissant sans crier gare, une collection de têtes, un ombre inexpliquée ou bien sûr, l’éternel téléphone au message glacial et menaçant.

NG (No Good) test & avis PS Vita

NG dispose en outre d’un mode appelé « peur » qui décuple les apparitions à même de faire sursauter le joueur. Attendez-vous à quelques belles frayeurs si vous l’enclenchez…

Le dernier aspect marquant est le caractère atroce des meurtres montrés ou évoqués dans NG. Le chapitre trois est à limite de l’insoutenable, portant l’inconfort à des niveaux rarement vus. Les mauvaises fins de chaque chapitre ont maintenant leurs propres illustrations (ce n’était pas le cas dans Death Mark) montrant le destin peu enviable de vos compagnons d’infortune si vous ne faites pas les bons choix. Ces scènes sont un nouvel atout puissant pour rehausser encore le niveau d’effroi.

Côté système de jeu, Experience garde la formule qui a fait ses preuves dans Death Mark. Il faut encore là chercher des indices sur des écrans fixes comme dans un vieux jeu point and click. NG propose aussi quelques énigmes, mais elles ne sont pas toujours géniales car la logique est parfois bizarre. Ce dernier titre est globalement plus facile que Death Mark, mais il ajoute une variation dans les face-à-face avec les revenants : on peut maintenant utiliser les objets sur les éléments du décors, ce qui démultiplie les possibilités. On a donc d’autant plus à réfléchir, même si on ne peut plus combiner les objets comme dans le précédent.

Quand bien même NG a raison de reprendre les éléments forts de Death Mark, il tient trop à lui ressembler. Le héros de NG a lui-même des « marques » qui apparaissent et limitent le temps qu’il lui reste à vivre, mais cet élément n’a ici aucun fondement scénaristique et au final à l’air très accessoire. Experience copie également les séquences de Live or Die de Death Mark (où il faut donner une bonne réponse dans un temps imparti) mais là encore on est à côté du sujet vu que le système de points du vie est de facto supprimé, et que ces séquences ne font même pas dans le surnaturel.

La bonne surprise est que Experience a cette fois implémenté une petite quête annexe ainsi que davantage d’embranchements scénaristiques. Le joueur aura périodiquement à trouver des cartes cachées par un mystérieux D-Man. Il y a pas mal de réflexion supplémentaire et cela augmente efficacement la durée de vie. Les choix sont à nouveau déterminants, car la fin change selon que vous décidez de sauver tel ou tel personnage. A cet effet, les rencontres avec les boss ont toujours deux issues, et vous aurez le choix de sauver ou non leur âmes pour faire varier la fin du chapitre, mais aussi du jeu.

Si ses similitudes avec Death Mark ne sont pas toujours pertinentes, NG hérite parfaitement de ce qui a fait le succès de son prédécesseur. L’ambiance noire et terriblement angoissante, ainsi que les enquêtes terrifiantes dans lesquelles il embarque le joueur en font un titre encore une fois inoubliable. Difficile de poser la console une fois qu’on a commencé. Il s’agit même peut-être du dernier hit de la PS Vita.

Ryuzaki57

Adorateur des JRPGs devant l'éternel et de jeux vidéo japonais en général, on me trouve aussi parfois dans des FPS, fusil sniper à la main. Écrire est une passion première pour moi : les arcanes du langage me fascinent, surtout en japonais, langue que j'ai commencé a apprendre en 2003. Je veux participer à un monde où tous les jeux, du plus grand au plus petit, puissent être respectés et reconnus à leur juste valeur. NOTE : J'interviens aussi de temps à autre sur jeuxvideo.com. Donc si vous voyez un test identique, PAS DE PANIQUE!

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