[Test] Sakura Sakura

Test réalisé à partir d’une version japonaise, sur un scénario complété sur les quatre.
Sakura Sakura test & avis PS Vita
C’est triste mais on ne peut pas vraiment y faire grand chose, nous arrivons dans les derniers mois de la PS Vita et ce y compris au Japon. C’est donc l’occasion de soutenir les derniers éditeurs qui restent fidèles au poste, en particulier Entergram qui fait littéralement pleuvoir les visual novel typés romance sur la portable de Sony. Sakura Sakura est l’un d’eux et se révèle étonnant à plus d’un titre.

 

Sakura Sakura est l’histoire, comme très souvent dans ce genre de jeu, d’un élève arrivé subitement en cours d’année dans une toute nouvelle école : c’est le fameux 転校生 (tenkôsei). Celui qui nous intéresse dans ce jeu s’appelle Tôru et arrive un beau jour un peu perdu au Lycée Rintoku. Il est prévu qu’il séjourne dans le luxueux internat Maison Lune. Mais suite à une mésentente, il atterrit finalement dans la très modeste résidence Tsukimi.

Les habitants de cette bâtisse en quasi-ruine sont peu communs. Le très roublard Naoki et Akira, une gymnaste au sale caractère, vont lui en faire voir de toutes les couleurs dès le premier jour dans un festival de scènes hilarantes. La personnalité des deux trublions est géniale, avec, par exemple, un Naoki ultra fainéant, mais curieusement inégalé dans l’art de faire chanter les autres. Il possède en outre la collection de photos la plus exquise du lycée, ce dont Tôru fera les frais dans des circonstances là encore à mourir de rire.

Akira n’est pas en reste : ses sarcasmes sont particulièrement amusants et témoignent d’une écriture et d’un doublage réussis pour ce Sakura Sakura. La prof de maths Nanako Sakura vient compléter le quatuor de Tsukimi puisque celle-ci s’avère être en même temps gérante de la résidence. D’un naturel peu assertif, elle a bien du mal à gérer les locataires. Bien sûr, elle ne laisse pas Tôru indifférent et vice-versa.

Sakura Sakura test & avis PS Vita

C’est en apercevant la belle vice-présidente de club d’art de Rintoku, Sakura Kirishima, que le destin de Tôru va se mettre en marche. Ni une ni deux, il décide de concourir pour une place dans le même club. Pour la beauté de l’art, évidemment…

A partir de là, on savoure le triangle amoureux des deux Sakura avec Tôru, plein de petites phrases, de jalousie, mais aussi de suspense car on ne sait jamais vraiment de quel côté la balance va pencher. Forcément maladroit, Tôru fâche l’une et l’autre à plusieurs reprises et la reconquête est toujours touchante. Le plus étonnant est qu’il y a d’autres quiproquos sentimentaux parmi les personnages secondaires, qui n’ont pour le coup rien de secondaire car tous ont un rôle clé et une personnalité développée. Plus qu’un seul scénario, on a donc le sentiment d’assister à plusieurs histoires en parallèle, chacune bien racontée et susceptible de susciter l’empathie du joueur.

Quelques épisodes plus anecdotiques, mais toujours divertissants, apparaissent sous forme de « sous quêtes » dans le menu de la résidence. Cela augmente encore la durée de vie, déjà importante puisque qu’il y a quatre scenarii différents et deux épilogues en plus. Il y a en facilement pour plusieurs dizaines d’heures.

Sakura Sakura test & avis PS Vita

Visuellement, Sakura Sakura n’est pas mal du tout. Le live 2D lors des phases de dialogues est discret mais convaincant et les illustrations sont mignonnes en plus d’être très nombreuses. Mille fois hélas, le jeu est censuré sur au moins deux d’entre-elles, Sony ne voulant plus voir de sous-vêtements trop apparents sur ses consoles. Notez que les maillots de bain et d’autres aspects sexy ne posent apparemment aucun problème.

Pour une première expérience chez Entergram, Sakura Sakura fut une très bonne pioche. Drôle du début à la fin, riche par ses personnages et visuellement alléchant, c’est un de ces petits jeux sans prétention qui vous feront passer un excellent moment.
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Ryuzaki57

Adorateur des JRPGs devant l'éternel et de jeux vidéo japonais en général, on me trouve aussi parfois dans des FPS, fusil sniper à la main. Écrire est une passion première pour moi : les arcanes du langage me fascinent, surtout en japonais, langue que j'ai commencé a apprendre en 2003. Je veux participer à un monde où tous les jeux, du plus grand au plus petit, puissent être respectés et reconnus à leur juste valeur. NOTE : J'interviens aussi de temps à autre sur jeuxvideo.com. Donc si vous voyez un test identique, PAS DE PANIQUE!

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